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Quelques
anecdotes sur le lac d'Aiguebelette |
Le
Lac & ses îles
Cette « perle d’émeraude enchâssée dans un écrin de montagnes vertes » (Henry Bordeaux) charma les touristes dès le début du XX siècle, comme
en témoignent les belles villas qui s’élèvent sur ses rives. Certaines
possèdent des garages à bateaux, d’autres côtoient de simples hangars
en bois – un patrimoine unique dans les Alpes françaises, qui rappelle
que le lac servait jadis au transport des hommes, des bêtes et des marchandises.
Le
Lac d’Aiguebelette porte aussi le nom de Lac de l’Epine, du nom de la
montagne qui le borde et qui vient de la relique de la Sainte Epine qui
proviendrait, selon la légende, de la couronne du Christ, rapportée de
Terre Sainte par un des seigneurs de Montbel, qui l’aurait déposée à Nances
dans un château qui fut rasé pendant la révolution. On devine encore cependant
l’emplacement de sa chapelle où fut adorée la Sainte Epine qui attira
de nombreux pèlerins.
L’origine
légendaire
des 2 îles laisse paraître un fond de vérité : il est en effet possible de penser
que, soit le niveau de l’eau a monté, soit le terrain s’est affaissé.
On prétend que ces 2 îles n’en formaient jadis qu’une seule, plus escarpée
qu’aujourd’hui, reliée à la terre ferme par une chaussée pavée de larges
pierres plates à la romaine (des traces de chemins et des pilotis de constructions
lacustres ont été identifiées par des hommes-grenouilles).
Dans la plus
grande de ces îles existe un oratoire dédié à la Vierge; elle abritait
une tombe où l‘on a retrouvé 2 corps. Elle aurait été construite sur les
ruines d’un temple païen, dédié au Dieu Bel, d’où serait dérivé les noms
de Montbel et d’aqua-Bel-ette. |



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La
Légende du Lac d’Aiguebelette
Il
était une fois une petite ville riche et prospère au bord du lac; ses
habitants menaient grande vie; oisifs, ils ne pensaient qu’aux plaisirs.
Un jour, un miséreux bien mal vêtu se présenta pour mendier un peu de
pain et de chaleur. Toutes les portes restèrent égoïstement fermées.
Une seule s’ouvrit : celle d’une femme déshéritée de la ville et celle-ci
accepta de partager son frugal repas. Or, ce mendiant était le Christ
qui s’était déguisé pour éprouver ces villageois au cœur dur. En punition,
le lendemain toute la ville se retrouva recouverte par les eaux du lac
sauf la maison de la vieille dame et celle de sa fille que le Christ
avait épargnées et qui demeuraient intactes sur 2 îles reliées par un
chemin à pied sec.
Telle serait l’origine du Lac d’Aiguebelette…
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Les
Villages autour du Lac
Les
villages bordant le lac possèdent encore de nombreuses traces de leur
passé.
Aiguebelette : Suivant le massif de l’Epine, la route traverse
d’abord la Combe. Avant 1945, seul un sentier reliait ce hameau à Aiguebelette,
le transport se faisant en barque. Au-dessus du village, on peut rejoindre,
à pied, le col du Crucifix par les anciennes voies sarde et
romaine qui, enjambant la Montagne de l’Epine, étaient jadis un passage permettant
d’accéder de la France à la Savoie. Une thèse inspirée des textes de
Polybe évoque même le passage d’Hannibal par ce col lors de sa fameuse
Traversée des Alpes.
Lépin-le-Lac : Le Château de Chambost, construit
sur les hauteurs à la fin duXVIIIesiècle et agrandi au XIXe, abrite
un très
beau et rare vitrail aux armes de France et de Savoie (ne se visite
pas). L'Eglise de la très Sainte Trinité, construite
par lesChartreux, possède une abside romane et a été
récemment restaurée en peinture "trompe l'oeil",
typique de la région.Saint-Alban-de-Montbel
: On remarque le long du Lac quelques belles demeures où aimaient
se retrouver, au début du siècle, des célébrités parisiennes tel Jean-François
Delmas, baryton basse à l’opéra. Son ancienne propriété appartient aujourd’hui
à la famille Teppaz qui créa, en 1950, les premiers électrophones portatifs.
Dans le cimetière repose depuis 1943 le peintre François Cachoud, spécialiste
des clairs de Lune, qui a consacré de nombreuses toiles au Lac d’Aiguebelette.Novalaise
: La base d’Aviron – les couleurs du club local sont celles
du blason des Chambost – est aujourd’hui intégrée à la villa
que s’est fait construire,
à Novalaise-plage, le romancier Frédéric Dard. Le père de San Antonio
s’en souviendra d’ailleurs dans certaines pages de Tango chinetoque.
Au centre du bourg de Novalaise, l’église St Jean, très remaniée, renferme
une pietà en bois doré du XVIIe siècle et une stèle gallo-romaine
portant la dédicace d’un temple, classée monument historique. La
grange de l’Epine (Xiie siècle), ancienne maison hospitalière dépendant
de l’abbaye de Tamié, mérite aussi un détour : son toit à quatre
pans recouverts de tuiles écailles est très caractéristique de la
région. La Chapelle de la Salette, édifiée vers 1860 est également
à voir, à la sortie de village : réhabilitée récemment par la commune,
un travail remarquable de mise
en valeur
a été réalisé par des artistes locaux : peinture intérieure
rappellant l'origine de la
Chapelle et magnifique
mosaïque
au sol réalisée par Maurice Simon, Meilleur Ouvrier de France.
Nances
: La Chapelle Sainte Rose y fut érigée au XVIIIe siècle à l’emplacement
d’une source provenant du col. A l’intérieur, une fresque représente
quatre scènes d’eau bibliques. Ultimes témoins d’un destin lié à l’eau,
subsistent sur la commune des vestiges de moulins à huile et de scieries,
autrefois nombreux dans la région. Bien d’autres curiosités témoignant
du riche patrimoine local (grottes, ruines de châteaux, pierres sculptées,
chapelles…) sont à découvrir au hasard de randonnées autour du lac. |
Partez à la poursuite
du contrebandier Mandrin et découvrez son histoire... Ruiné en 1753 par des Fermiers Généraux peu scrupuleux, il est devenu
le premier homme à se révolter contre un impôt excessif. Il ne voulait
de mal à personne sauf aux commis. Ce fut un des précurseurs de la Révolution
Française... Né dans une famille
de petits commerçants, Louis Mandrin passe sa jeunesse à St Etienne de
St Geoirs. Le destin frappe durement la famille : Père mort prématurément,
manque d’argent, une Ferme Générale avide de pouvoir et d’or Pour tenter
de s’en sortir, Mandrin va participer à un ravitaillement des armées françaises
en campagne dans le Piemont, contre la maison d’Autriche. Les mauvaises
conditions de voyage firent échouer cette excursion et ruinèrent Mandrin.
Ce coup du sort, auquel s’ajoute la condamnation à la pendaison de son
frère pour fabrication de fausse monnaie, rend Mandrin furieux contre
la Ferme Générale qu’il rend responsable de ses malheurs. Ainsi, Mandrin
entra dans la contrebande en revendant des bijoux, étoffes et autres richesses
à un prix moins élevé que ceux produits et taxés par la Ferme Générale.
C’est de cette façon que Mandrin acquit une grande renommée, qui s’étend
sur toute l’Europe.
Un nombre considérable
d’homme était à la poursuite de Mandrin qui parvint à les déjouer durant
un an. Finalement, il fut victime d’une dénonciation et capturé au Château
de Rochefort à cet endroit précis dans la nuit du 10 au 11 mai 1755. La
mémoire de Louis Mandrin sera auréolée d’une forte légende. Quelques années
plus tard, la Révolution de 1789 balaiera tous les privilèges et proclamera
les Droits de l’Homme.
Découvrez
la Vie de Mandrin présentée par un passionné d'histoire du pays, Fernand Tardy
(Diaporama & Exposition)
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Qui
est Mandrin ?
“ Un jeune homme vêtu d’un habit de couleur grise à
boutons jaunes et d’un gilet de panne rouge. Dans sa ceinture de cuir,
il a passé un couteau de chasse et deux pistolets. Coiffé d’un chapeau
de feutre noir galonné d’or, il monte un vif cheval montagnard au pied
sûr en compagnie de ses hommes, armés jusqu’aux dents..."

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Sur
les Traces d'Hannibal au Lac d'Aiguebelette |
Selon les citations
authentiques de Polybe, Hannibal aurait parcouru notre région et
franchi la montagne de l'Epine, escorté de son armée de 38 000
fantassins, 8000 cavaliers et de ses 37 éléphants de guerre !
Ce général carthaginois a entrepris une expédition unique
dans l'histoire qui débute par sa Traversée des Alpes en septembre 218
avant notre ère, sans doute ici, vers le Lac d'Aiguebelette, selon
l'hypothèse de Polybe, célèbre historien de l'antiquité.
Classés unanimement
en tête des plus grands capitaines de tous les temps, Hannibal et
Napoléon 1er sont les deux génies militaires les plus remarquables.
L'adversité qui s'est acharnée sur Hannibal pendant sa Traversée
des Alpes a ému l'empereur au point qu'au cours de sa détention
à Saint-Hélène, il souhaitait en résoudre
l'énigme; son impitoyable geôlier lui en a refusé
les moyens. Il ne reste de cette épopée que les récits
de deux historiens de l'Antiquité qui ont relaté ces faits
chacun à leur manière, brouillant ainsi quelques peu les
pistes.... |
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INFOS
éditions sur le patrimoine local |
Patrimoine,
Traditions & Religion au Pays du Lac d'Aiguebelette
Un
livret édité par l'Office de Tourisme proposant un
circuit automobile à la découverte du petit patrimoine
rural du Pays du Lac d'Aiguebelette. Tout un monde de petits édifices,
religieux ou utilitaires, qui témoignent humblement d'une
société rural pieuse et ingénieuse, et qui font
partie de nos paysages. S'ils ont aujourd'hui perdu leur raison d'être,
ces anciens lavoirs, ces puits, ces chapelles permettent d'évoquer
la vie des villages du Moyen-Age à aujourd'hui, et l'histoire,
le labeur de nos ancêtres.
Livret
disponible auprès de l'Office de Tourisme. Tarif
: 2 euros
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"Le Lac d'Aiguebelette" - Yvonne Coudurier
Un livre
décrivant le lac, ses rivages et racontant la vie de ses riverains
depuis une centaine d'années. L'auteur, Yvonne Coudurier, a écrit
ces textes illustrés de nombreuses photos et de documents d'époque
avec son coeur afin de faire aimer le lac et ses ancêtres.
Edition disponible dans les librairies locales et à l'Office
de Tourisme.
Tarif : 8,50 euros
"La Novalaise " - Yvonne Coudurier
Un livre
sur l'histoire de "La Novalaise", ancien nom de la région
du village de Novalaise, richement illustré de photos, croquis
et documents d'époque. L'auteur y parle des vestiges anciens (châteaux,
églises, chapelles, vieilles pierres...) mais aussi des personnages
célèbres de la région et de ses souvenirs d'enfance.
Edition disponible
dans les librairies locales et à l'Office de Tourisme.
Tarif : 9,90 euros |

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"Les Carnets de Guste, cultivateur de l'Avant-Pays de Savoie" - Robert Bellemin
Un ouvrage riche
d'informations et d'anecdotes sur la vie des cultivateurs de l'Avant-pays
de Savoie.
Les authentiques carnets de Gustes témoignent de la vie difficile
d'un cultivateur dans l'Avant-pays de Savoie, de 1914 à 1961. Guste
tient minutieusement ses comptes, ponctués d'annotations terribles "1914 la guerre". Mobilisé en 1916, il en revient
! Et retrouve son petit village. Son défit est ambitieux, devenir
cultivateur chef d'exploitation, en retrouvant la ferme de ses aïeux.
Il s'installe dans ses bâtiments à réparer, ses terres
rebelles, sans outils ni bétail, sous un rude climat de montagne.
Peut-il réussir ?Il vend du bois, fait un emprunt et se lance en 1919 : "acheté
vache 1080frs, boeufs 3000frs, brouette 50, charrue chez Bologne de la
Bridoire avec chaîne, le tout 810frs" et fait un curieux
commerce "échangé char de fumier contre 120l de
vin" ! Le partage des terres avec sa soeur Alice va-t-il tout
remettre en cause ? "Mobilisation générale 2 sept
1939". Guste y échappe de peu, mais l'armée allemande
réquisitionne sa ferme. C'est le temps des années noires.
Guste voit arriver la révolution agricole, c'est la fin d'une époque,
feu la polyculture. Il passe la main et s'en va, en omettant d'inscrire
le mot fin sur le dernier de ses cinq précieux carnets.
Edition disponible en librairie et à l'Office de Tourisme. Tarif
: 22,56 euros |

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